Introduction de P. Luisetti

Lorsque vous entendez parler d’une infestation de grenouilles, vous ne pouvez pas vous empêcher de penser aux 10 fléaux de l’ancienne Égypte racontés dans la Bible. Les conséquences de la réticence obstinée de Pharaon à ne pas
laisser Moïse, son frère Aaron et tout le peuple d’Israël aller célébrer une fête à leur Dieu, nous sont connues depuis
notre enfance. Nous sommes tous fascinés par le récit aventureux, où le pouvoir de l’Éternel et son jugement punitif se sont manifestés par des miracles spectaculaires (de nature surnaturelle) en faveur de ses élus. Lors de la dixième et dernière plaie, la défaite du pharaon fut totale, au point de voir mourir son premier-né. Pour le tableau historique de la situation, il est conseillé de lire les épisodes des chapitres 7 et 8 de l’Exode, dans l’Ancien Testament.

Voici les 10 fléaux : changement de l’eau en sang, invasion des grenouilles provenant de tous les cours d’eau, invasion des moustiques, invasion des mouches, mort du bétail, ulcères sur animaux et les humains, pluie de feu et de glace, invasion des sauterelles, obscurité et mort du premier-né.

Revenons au but de ma réflexion. Dans mon exposition j’ai rassemblé une série de cinq livres antichristiques de Mauro Biglino qui attaquent la Bible et qui sapent dans tous les domaines le message salvifique qui y est exposé. Dans ses ouvrages, l’auteur déclare que sa fiabilité n’est pas fiable, ou du moins, elle est discutable. Malgré l’érudition de ses propos, ayant cependant négligé certaines paroles de Jésus, l’illustre écrivain se trompe clairement. En effet, le devin Maître a dit à la fin de son long discours prophétique : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » (Matthieu 24 :35).

La question peut éventuellement se poser, et elle est pleinement justifiée : quelle place ont les grenouilles dans mon article ? Quel sens prennent-elles sur le fond de la page ? Les grenouilles avec leur refrain inimitable qu’elles émettent représentent — au sens figuré — les voix indéchiffrables de ces livres qui font tant de bruit dans notre pays, mais ne sont pas divulguées au nom de la Vérité. La Véritè ne se trouve que dans la vie et dans les paroles prononcées par Jésus-Christ (Jean 14:6).

« Le Seigneur, aujourd’hui comme alors, manifeste sa toute-puissance en anéantissant les ennemis de son peuple. Il faut avoir foi en ses jugements qui sont toujours justes et viennent inévitablement. Dans la chronique hiéroglyphique, on cherchera en vain le récit de la catastrophe des fléaux qui frappèrent l’Egypte et la disparition de sa puissante armée dans les eaux de la mer Rouge. Comme dans tous les régimes dictatoriaux, les victoires militaires étaient triomphalement exaltées, mais les défaites étaient soigneusement dissimulées. Cela se passe aujourd’hui comme cela s’est aussi passé hier. »[1]

J’ai aussi trouvé très éclairant le commentaire de l’écrivaine américaine Ellen White (1827-1915) qui dans un chapitre dédié, écrit dans son livre bien connu :

« Dieu parle aux hommes par ses serviteurs. Par ses avertissements et ses censures, il donne à chacun l’occasion de se corriger avant que le péché soit trop enraciné dans son cœur. Celui qui refuse de s’amender en portera les conséquences, et Dieu ne s’interposera pas. Un acte coupable prépare le chemin au suivant et rend le cœur moins sensible à l’influence du SaintEsprit jusqu’au point d’être incapable de le percevoir. “Ce que l’homme aura semé, il le moissonnera aussi (Galates 6:7).” Celui qui oppose à la vérité un scepticisme narquois ou une stupide indifférence
récoltera ce qu’il aura semé. Cela explique comment il arrive à des multitudes de gens d’écouter avec une sereine insouciance des vérités qui, un jour, les remuaient jusqu’au fond de l’âme. »

[1] Extrait du Séminaire biblique Parlons de Harmagedon, par le pasteur adventiste Domenico Visigalli, Montaldo Bormida (Italy), 2004/2005, Etude n° 2.

[2] Ellen White, Patriarches et prophètes, p. 243 de l’edition anglaise.

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© Pierluigi Luisetti.